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Expulsion à tout prix : la préfecture de Meurthe et Moselle « oublie » Nicolaz, 2 ans et demi.

vous trouverez ci-dessous la copie d'un message, d'Eric, militant messin du réseau Education sans frontières (RESF); je crois qu'il se passe de tout commentaire

13 mai 2010

David Agoyan, sa femme et deux enfants (14 et 18 ans) sont arrêtés, vers 7h30, au foyer à Nancy mardi 11 mai 2010. Leur fils, Nicolaz, 2 ans et 1/2 n'est pas là, il est chez des amis. Qu'importe, la famille est embarquée et emmenée au centre de rétention de ... Lyon, à 340 km de là .! La préfecture de Meurthe et Moselle ne s'encombre pas de détails pareils. Qu'importe si Nicolaz se retrouve sans personne..

Mercredi 12 mai, la préfecture fait expulser dans un petit avion venu exprès pour eux à l'aéroport de Bron, la famille ... sans son enfant. David, le père s'entaille les veines ... mais ne sera pas soigné à Lyon. 15 policiers armés pour un couple et deux ados pieds et poings liés (l'enfant de 14 ans est lui aussi menotté). 15 policiers armés ... pour un couple et deux ados venus il y a onze mois de Géorgie... ils sont Yézides et menacés en Géorgie comme le sont de nombreux membres de cette communauté

Arrivés en Pologne, ils sont remis à la police ... qui s'inquiète du plus jeune qui n'est pas avec eux. Et refuse d'accueillir dans ces conditions la famille démembrée. Le père est soigné... et tous sont remis dans le même avion. Un aller retour pour la Pologne. Au fait ça coûte combien ?

A Lyon, la famille est libérée. RESF est prévenu car personne ne sait que faire de cette famille. La préfecture de Meurthe et Moselle a su aller chercher la famille, a su l'amener jusqu'à Lyon, a su dépêcher un avion privé pour la Pologne .... mais ne sait pas ramener la famille à Nancy auprès d'un enfant de 2 ans et 1/2 qui pleure. Comble de l'ironie : la PAF a ordre de remettre la famille à des militants de RESF Rhône ....!

Mercredi soir la famille est de retour à Nancy. Nicolaz pleure mais a retrouvé les siens.

Pour mémoire

- Reims 10 mai : Mariami,10 ans, Sofya 7 ans, et Tamar, 2 ans, ainsi que leurs parents et leur grand-mère, ont été arrachés de leur foyer de l'Armée du salut, pour être expulsés vers la Géorgie. Ils sont yézides. La famille a refusé d’embarquer et serait à ce jour au CRA de Metz.

L'horreur ça suffit ! Jusqu'où mène la politique du chiffre et l'inhumanité qui en découle ?

un choc esthétique et une vraie fierté !

Que dire de plus?

Que ça a été un vrai bonheur de passer la journée de mardi au milieu de plusieurs vagues de messins ou de curieux venus d'ailleurs, connus ou inconnus, jeunes et vieux et de n'entendre que des remarques positives, admiratives voire éblouies ; on a tellement aimé le batiment de Shigeru Ban mais aussi l'exposition "Chefs-d'oeuvre ?" si extraordinaire, mais aussi l'environnement du centre Pompidou qui sort de terre comme le superbe jardin plissé.

Que ça a été un vrai bonheur de se promener dans les galeries pour regarder des oeuvres très connues ou anonymes mais toujours provocatrices ; pensez, des Picasso, Delaunay, Dali, Magritte,Rodin, Miro... à Metz!!

Que ça a été un vrai bonheur de se dire que tout cela va rester à demeure, qu'on va pouvoir à tout moment (avec un pass annuel à 30€) venir passer quelques instants pour regarder à nouveau, pour s'éblouir à nouveau, pour partager encore des moments d'émotion avec des amis.

Ca a été surtout un vrai bonheur de voir et d'entendre des messins si fiers de leur ville, on se tient de nouveau droit à Metz, on ne courbe plus le dos sous le choc des tous les mauvais coups qui nous ont été portés récemment : la capitale de la Moselle, de la Lorraine, est redevenue une cité d'envergure internationale.

Et bientôt, elle en aura tous les attributs, tout ce qui lui a si longtemps manqué : un transport en commun moderne et innovant, une vision apaisée des déplacements urbains, des quartiers intergénérationnels et qui respectent l'environnement, une culture urbaine à la portée de tous, jeunes et moins jeunes, centre ville et quartiers, des équipements solidaires et adaptés aux rythmes de vie actuels (je pense à bien sûr à ma micro crèche de nuit).

Et tant pis pour les esprits chagrins qui regrettent les travaux, les chantiers, le mouvement. Une ville qui n'investit pas, qui ne se transforme pas est une ville qui s'éteint.

Metz était endormie, nous l'avons réveillée

Et Pompidou est notre lanterne magique.

pas de bébé à la consigne 2

Pour la troisième fois consécutive en deux mois,ce jeudi, les professionnels de la petite-enfance se sont mobilisés en grand nombre pour protester contre le projet de décret gouvernemental qui vise à augmenter le nombre d’enfants accueillis dans les établissements en réduisant le taux d’encadrement ainsi que le niveau de qualification des personnels.

C’est bien une régression de la qualité de l’accueil de la petite enfance, tant sur le plan quantitatif que sur le plan de la qualification des personnels que prévoit ce texte.

C’est pourquoi, les parents, malgré les désagréments occasionnés par ces grèves successives, soutiennent massivement le mouvement, conscients des graves risques qui pèsent sur la qualité et la sécurité de l’accueil de leurs enfants si le projet de Madame MORANO était appliqué en l’état.

Je suis particulièrement choquée de la réaction de Monsieur François GROSDIDIER, pourtant Maire d’une commune disposant de structures d’accueil de la petite enfance. Plutôt que de parler d’une «prise d’otage des familles» et de soutenir un projet gouvernemental indéfendable, il ferait mieux, dans le cadre de son mandat parlementaire, de peser de tout son poids au sein de sa famille politique pour contrer cette grave dérive « quantitative » de la politique nationale de la petite enfance qui vient mettre en péril la qualité de l’accueil des jeunes enfants et les conditions de travail des professionnels.

Revue de presse : Pompidou au centre des sujets

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J-12 pour l'ouverture du Centre Pompidou-Metz. Petit tour en attendant des articles qui en parlent. A chaque fois de façon positive. Quel va être son impact sur Metz? Quelle politique culturelle allons-nous devoir mettre en place? Quelle ville allons-nous proposer aux visiteurs du musée? En attendant de pouvoir réellement répondre à ces questions, profitons des artistes "qui s'installent à Metz"...

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